Texte d'Elocin
Je ne suis pas très sûre que tout le monde ait le choix de son travail, et qu'il ne soit pas un labeur, cela dépend aussi des secteurs sans doute. Mais dans tout ce qui est bureau, usine, médecine, je crois qu'il y a beaucoup à faire. D'ailleurs j'ai relevé un article de presse "Le stress au travail n'est pas un mythe" Stress subi ou choisi. Si on y ajoute les problèmes de moyen et de durée de transport, la liberté ??
Par contre préserver sa liberté, son libre choix pour les loisirs, la non-surconsommation, ou le retour au calme pour se ressourcer à la campagne, à la montagne, à la mer (mais pas en même temps que tout le monde) ou dans le désert, oui sans doute. Je réfléchis toujours à quel texte je vais envoyer.
La liberté est une notion purement humaine, née de facteurs psycho - sociologiques. Elle n’existe que dans le cœur des hommes qui ne l’ont jamais expérimentée de manière empirique.
La notion, le sentiment de liberté se fait ressentir mais uniquement au travers du rejet de l’adversité, de la résistance à soi. Il n’y a que quand l’on se sent oppressé qu’on réclame de la liberté, il n’y a que quand on nous met des chaînes aux poings que l’on espère sa libération.
Sans cette notion d’agression, d’enfermement, qu’en est-il de la liberté ? Peut-on la ressentir vraiment ? L’expérimenter ? Je ne pense pas.
Revenir à des comportements animaliers pourrait être un retour vers la liberté. Mais si on y regarde attentivement, l’homme-animal ne fera que se soumettre à la loi de la nature, manger et être mangé, être dominé par le fort. En tant qu’animal, l’homme ne sera même pas en mesure de savourer sa liberté, mais il ne le saura pas. Parce qu’en tant qu’animal, il aura oublié cette notion et ne pensera qu’à se nourrir, à survivre et à se reproduire, gestes instinctifs. Alors Moi, en tant qu’humain sociable, baignant dans la règle, dans la loi et la soumission à un autrui moral voire même physique, je me relis et je me demande si ce que l’on pourrait appeler « liberté », ne résiderait-il pas dans l’oubli de ce qui nous enferme ? Tel un animal qui ne pense pas à la notion de liberté parce qu’il ne la ressent pas. L’abstraction totale de l’oppression quelle qu’elle soit ne serait-elle pas la clé ? Ne pas se libérer de ses chaînes mais tout simplement oublier leur présence ? Demeurer impassible face aux taxes et au coût grandissant de la vie ? Ne plus entendre le supérieur qui nous accable ? Marcher droit sans relever la tête face aux misères quotidiennes de ce monde articulé - désarticulé ? En suivant ce choix, qu’en est-il de mon devenir ? Il est simple : marginalité, dépouillement des biens sociaux, misère, mise totale en dehors du système. Mais quelle importance, oublier sa condition, sa dé-sociabilisation parce que c’est peut-être là la véritable liberté. On peut citer l’exemple des ermites qui quittent toute dépendance à la société pour obtenir la liberté dans un recoin de falaise escarpée, dans une forêt oubliée de tous. Mais l’ermite n’a pas réussi dans sa quête de liberté car elle n’est qu’une fuite de ce qui lui porte atteinte, l’ermite ne se confronte à rien d’oppressant pour sa philosophie de vie, tandis que moi, en continuant a évoluer dans un milieu urbain, mais en négligeant les règles sociales, les règles morales, politiques et économiques, je peux prétendre à une véritable liberté. Mais bientôt, me confronterai-je à un inévitable retour à un comportement instinctif, animal pour une simple question de survie : manger et boire. Je deviendrai un mammifère omnivore évoluant en totale liberté, je serai arrivé au bout de ma quête de liberté. Mais au bout du compte, est-ce que je n’étais pas mieux avant tout ça ? Avant de prendre parti et de décider de devenir libre ?
Au final, je préfère mon humanité, mon consumérisme, ma soumission aux lois, mon esprit de groupe et ma volonté d’appartenance à une identité quelconque. Je préfère être accablé par les lois, par les taxes, être dépossédé de mes biens par un état mais en restant conscient de ces faits, en ne perdant pas de vue que c’est une atteinte à ma personne, à mon patrimoine, à ce qui peut faire mon bonheur. Car la liberté, notion réutilisable dans des textes de lois, des codes divers et variés, est un vrai fourre-tout universel. Tandis que le bonheur, qui n’appartient à personne, qui n’est pas régi, qui n’est pas soumis à autorité de l’état, est une véritable liberté.
Donc pour ma part, je n’ai pas envie de chercher à être libre, parce qu’à trop chercher sa liberté, on finit par ne plus savoir ce qu’on cherche vraiment. Je préfère être citoyen de ce monde et de l’endroit dans lequel je vis, sachant les règles que cela comprend, et en les contournant quand ça m’arrange et quand je sais que ça peut faire mon bonheur. Faire avec, mais pas tout le temps, en gros.
Parce que la quête de « son propre bonheur » (pléonasme) peut éventuellement côtoyer la liberté mais la quête de la liberté ne fait pas le bonheur, j’en reste persuadé.
Ecrit par Emmanuel le 31/01/2007
Vous pouvez écrire votre texte sur: stefyportfolio@yahoo.fr
"Let's talk about Liberty"
Nowadays, some people would give more interest in preserving their freedom than
others.
Our freedom can get lost in our conventional life. We study or we suffer each day the influence of several factors like work, fashion, advertisement. I don’t begrudge work; I know that for some
people it is source of welfare. Our generation is divided into two categories: one likes work, the other doesn’t. Whichever one you fall into, following the established rules of society, most of
us have to stay 6 or 8 hours a day at work. Working or pretending work. For this reason, it is really important to find a job, an activity that is suitable to you, your personality and your
wishes. Work doesn’t have to be toil anymore like it was in the old days. Today work should bring you personal satisfaction and encourage you to blossom. Be in control of your career and don’t
let your career manage or change you. Just stay in control of what you want to be. That is freedom.
Freedom doesn’t correspond to a negation of work, commitments and obligation. We have to preserve our liberty from the modernity assaults. Freedom takes place in simplicity. The primitive human
seemed freer than we are. He was closer to his animal status than to the human one. The modernising, socialising human has lost a part of his freedom, of his free agency.
Sometimes it’s good to go back to our animal roots. How many people nowadays go to an isolated place in order to regenerate their energy or themselves? Mountain, desert, island and ocean, retire.
The purpose is definitely to forget our social and professional environment that sometimes makes us forget who we are naturally and originally.
To preserve this freedom and the free choice, we have to be organised to find the balance in our life, equilibrium of life. It is good to respect the person for what they are and not for what we
want them to be.
"Parlons de la Liberté"
Ecrit par Stéphanie
| Mai 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | |||||
| 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | ||||
| 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | ||||
| 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | ||||
| 28 | 29 | 30 | 31 | |||||||
|
||||||||||